Isaac Asimov : Les robots vont nous libérer

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Non non, le blog n’est pas abandonné. J’ai juste très peu, trop peu de temps pour m’en occuper. Aussi, aujourd’hui, je ne vais pas poster un long article fouillé, mais une vidéo. On y retrouve notre vieux compagnon, inventeur du terme « robotique » : Isaac Asimov.

C’est probablement l’occasion pour vous de mettre une voix sur ce visage familier, reconnaissable à ses longs favoris blancs. Il nous donne ici un aperçu de ses capacités oratoires. Quand monsieur Asimov commence un exposé, on se tait et on écoute :

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Evidemment, la vidéo est en anglais, et les sous-titres anglais laissent à désirer. Je me suis donc fendu d’une traduction, histoire de vous faciliter la vie. D’avance, pardonnez moi si elle n’est pas parfaite : c’est un métier !

« Le développement le plus révolutionnaire de ces dernières années est probablement du à l’ordinateur. Parce que pour la première fois, nous avons découvert la machine qui peut, au moins en partie, se substituer au cerveau humain.

Avant cela, il était juste question d’économiser les muscles humains, d’utiliser des machines qui évitaient aux muscles humains de faire ce qu’ils ne pouvaient faire efficacement. Mais le cerveau devait continuer à faire tout un tas de boulots abrutissants, ternes. Maintenant nous sommes sur le point d’avoir des machines qui peuvent faire ça aussi, et nous les nommons ordinateurs.

Les ordinateurs sont présents dans toutes les sciences, parce qu’ils sont devenus de plus en plus petits (nous avons ces toutes petites microchips maintenant). Résultat, chaque industrie, le gouvernement lui-même, les services des impôts, les avions, tout dépend des ordinateurs. Nous avons des ordinateus personnels à la maison, et ils deviennent constamment meilleurs, moins chers, plus polyvalent, capable de faire plus de choses.

Donc nous pouvons voir le futur pour la première fois. L’humanité en général pourra être libéré de toutes sortes de travaux qui sont vraiment une insulte à la complexité du cerveau humain, qui ne requièrent pas de grandes réflexions, de grandes créativités… Nous allons laisser tout cela à l’ordinateur, et nous allons garder pour nous-mêmes ces choses que les ordinateurs ne peuvent pas faire, des choses comme l’imagination, la créativité, le fantasme, l’intuition, la résolution de problèmes… où nous n’avons pas besoin de connaitre les conditions exacts, de savoir exactement ce qui se passe… Nous pouvons avoir une vision intuitive de ce que la solution doit être. Aucun ordinateur ne peut faire ça, et nous pouvons consacrer nos propres cerveaux à ce but.

De plus, maintenant, certains ordinateurs sont plus que de simples choses inamovibles, parce que l’on peut brancher des ordinateurs sur des machines et faire en sorte que ces machines économisent les muscles humains. Et les faire agir de manière si polyvalente qu’elles semblent être en train de penser. Nous avons de l’Intelligence Artificielle appliquée aux machines et nous les nommons robots.

En science fiction, nous imaginons toujours les robots comme des créatures métalliques humanoïdes, mais en fait chaque machine automatisée est un robot. Nous avons des robots industriels, à présent. Ils sont comme des êtres humains, et ils doivent faire de choses que, il y a deux décennies, seulement les êtres humains pouvaient réaliser.

Nous sommes peut-être sur le point de vivre dans un futur dans lequel nous aurons des robots personnels de ce genre, des robots qui ressembleront à des êtres humains, et qui tiendront lieu de ce que nous appelons esclaves, serviteurs… et qui nous libérerons. Pour la première fois, nous sommes sur le point d’être libre, vraiment et véritablement libre, l’humanité dans sa globalité.

Maintenant, encore une fois, comment sera la vie ? Si nous sommes complètement informatisés et complètement robotisés, quels seront les effets collatéraux ? Y aura-t-il des difficultés ? Sans aucun doute. Est-ce qu’il y aura des choses que nous n’aimerons pas ? Sans aucun doute. Mais il nous faut y penser dès à présent. Pour que nous soyons préparés aux éventuels inconvénients, et pour essayer de nous en préserver avant qu’il ne soit trop tard.

Il est toujours nécessaire de faire cela. C’est comme dans les temps anciens, quand l’automobile a été inventée. Est-ce que ça n’aurait pas été mieux si nous avions construit nos villes avec l’automobile à l’esprit ? Au lieu de construire des cités pour un âge pré-automobile et nous rendre compte ensuite qu’il est difficile de trouver des endroits pour les garer ou pour les faire circuler.

C’est le genre de choses qu’il nous faut éviter pour le futur. »

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